D'un clocher à l'autre, Bulletin trait d'union des paroisses de Résigny, Grandrieux, Les Autels, Rouvroy sur Serre et Parfondeval en 1938 par l'abbé Jubelin.

Plainte Doléance et Remontrance des habitants de Résigny et Tran

du 1er mars 1789

Procés verbal d'assemblée du village et communaux de Résigny pour la nomination des députés du 1er mars 1789

Extrait du livre"Le canton de Rozoy-sur-Serre", 1865

Résigny. — Résignis (1410) et Train


Village situé sur la Serre à 8 kilomètres au N.-E. de Rozoy et 50 kilomètres N.-E. de Laon. Population, 707 habitants. Paroisse succursale. Bureau de poste de Rozoy et perception de Brunehamel. Bureau de bienfaisance. École primaire communale des deux sexes. Surface territoriale, 783 hectares 21 ares. Deux moulins à eau.

Sol ingrat produisant peu de blé; bois, prairies naturelles, culture considérable d'arbres à fruits, commerce de charbon de bois, de cidre, de fruits et d'osier.

évolution de la population, source Wikipédia
évolution de la population, source Wikipédia

Les prairies, les ruisseaux, les bosquets et les terrains plantés d'arbres qui environnent le village de Résigny lui donnent un aspect riant et pittoresque.

Ce village n'était, à son origine qui paraît remonter au IXe siècle, qu'une réunion de charpentiers, de bûcherons et de charbonniers vivant au milieu des bois. Une partie de la population a conservé ce genre d'occupation. La fabrication des toiles dites de Thiérache étant à peu près tombée, les ouvriers qui trouvaient une précieuse ressource dans ce travail, tissent aujourd'hui les étoffes de laine et de coton. On compte à Résigny plus de 60 métiers pour ce tissage. Un assez grand nombre de moissonneurs de Résigny et des communes voisines, vont dans la Champagne et le Porcien offrir leurs bras pour la récolte du seigle et du blé, quelques-uns d'entre eux vont jusqu'aux environs de Paris; cela s'appelle dans le pays, aller en France, à cause sans doute du nom d'Ile-de-France que portait l'ancienne province dont Paris était la capitale.

A la Révolution, plusieurs prêtres vinrent se réfugier à Gratreux chez un nommé Jean Cordier qui leur offrit généreusement l'hospitalité et un abri contre les persécutions. Le cabinet dans lequel ces prêtres disaient la messe en secret est encore appelé la Chapelle par la famille Cordier. La pierre d'autel qui servit à ce saint usage est conservée comme une précieuse relique à Bay (Ardennes), village voisin, par un descendant de cette chrétienne et patriarcale famille.

A cette époque de troubles et de persécution, les pratiques religieuses devinrent considérables chez Jean Cordier; on y administrait les sacrements, on alla jusqu'à offrir le pain bénit à la messe du dimanche; cette mission dura environ dix-huit mois.

Suivant la tradition, le hameau de Tran occupe l'emplacement d'une ancienne ville; c'est sans doute ce qui fait dire encore aujourd'hui aux habitants de Résigny : « Tran-le-Grand, Résigny-le-Petit. » Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on a découvert à diverses époques et tout récemment encore des vestiges d'habitations dans les terres voisines. Il y avait à Tran une chapelle dédiée à Saint-Martin.

Il existe à Mont-Saint-Jean, commune voisine de l'ancienne abbaye de Bonnefontaine (Ardennes), une cloche sur laquelle on lit entre autres choses: " Anne, suis faite en l'an 1559 par les religieux et bienfaiteurs de Bonnefontaine. " On dit que cette cloche a appartenu à la chapelle de Saint-Martin de Tran.

Dans un acte de décès d'un sieur Varlet qui est mort à Résigny le 2 avril 1756, à l'âge de cent ans, il est fait mention que la terre de Tran, comme celle de Gratreux, appartenait à l'abbaye de Bonnefontaine.

Il y avait autrefois à la Planche-à-Serre un poste des fermes du Roi, en 1773 Jean-Baptiste Levasseur en était brigadier.

Les registres de l'état civil de cette commune commencent en l'année 1668.

Les prairies, les ruisseaux, les bosquets et les terrains plantés d'arbres qui environnent le village de Résigny lui donnent un aspect riant et pittoresque.

Ce village n'était, à son origine qui paraît remonter au ixe siècle, qu'une réunion de charpentiers, de bûcherons et de charbonniers vivant au milieu des bois. Une partie de la population a conservé ce genre d'occupation. La fabrication des toiles dites de Thiérache étant à peu près tombée, les ouvriers qui trouvaient une précieuse ressource dans ce travail, tissent aujourd'hui les étoffes de laine et de coton. On compte à Résigny plus de 60 métiers pour ce tissage. Un assez grand nombre de moissonneurs de Résigny et des communes voisines, vont dans la Champagne et le Porcien offrir leurs bras pour la récolte du seigle et du blé, quelques-uns d'entre eux vont jusqu'aux environs de Paris; cela s'appelle dans le pays, aller en France, à cause sans doute du nom d ' Ile-de-France que portait l'ancienne province dont Paris était la capitale.

A la Révolution, plusieurs prêtres vinrent se réfugier à Gratreux chez un nommé Jean Cordier qui leur offrit généreusement l'hospitalité et un abri contre les persécutions. Le cabinet dans lequel ces prêtres disaient la messe en secret est encore appelé la Chapelle par la famille Cordier. La pierre d'autel qui servit à ce saint usage est conservée comme une précieuse relique à Bay (Ardennes), village voisin, par un descendant de cette chrétienne et patriarcale famille.

A cette époque de troubles et de persécution, les pratiques religieuses devinrent considérables chez Jean Cordier; on y administrait les sacrements, on alla jusqu'à offrir le pain bénit à la messe du dimanche; cette mission dura environ dix-huit mois.

Suivant la tradition, le hameau de Tran occupe l'emplacement d'une ancienne ville; c'est sans doute ce qui fait dire encore aujourd'hui aux habitants de Résigny : « Tran-le-Grand, Résigny-le-Petit. » Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on a découvert à diverses époques et tout récemment encore des vestiges d'habitations dans les terres voisines. Il y avait à Tran une chapelle dédiée à Saint-Martin.

Il existe à Mont-Saint-Jean, commune voisine de l'ancienne abbaye de Bonnefontaine (Ardennes), une cloche sur laquelle on lit entre autres choses: * Anne, suis faite en l'an 1559 par les religieux et bienfaiteurs de Bonnefontaine. » On dit que cette cloche a appartenu à la chapelle de Saint-Martin de Tran.

Dans un acte de décès d'un sieur Varlet qui est mort à Résigny le 2 avril 1756, à l'âge de cent ans, il est fait mention que la terre de Tran, comme celle de Gratreux, appartenait à l'abbaye de Bonnefontaine.

Il y avait autrefois à la Planche-à-Serre un poste des fermes du Roi, en 1773 Jean-Baptiste Levasseur en était brigadier.

Les registres de l'état civil de cette commune commencent en l'année 1668.


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nomination de Jean Sinet, (1726-1795) agent communal, comme procureur fiscal en 1788, qui devient Agent National en 1793.(1er maire de Résigny)- c'est l'arrière-arrière-arrière grand-père de Lucie Floquet, ma grand-mère, femme de Léon
nomination de Jean Sinet, (1726-1795) agent communal, comme procureur fiscal en 1788, qui devient Agent National en 1793.(1er maire de Résigny)- c'est l'arrière-arrière-arrière grand-père de Lucie Floquet, ma grand-mère, femme de Léon
Jean-Pierre Sinet, fils de Jean
Jean-Pierre Sinet, fils de Jean
Jean Pierre Sinet, arrière grand-père de Léon
Jean Pierre Sinet, arrière grand-père de Léon

L’Église

L'ancienne église avait la forme d'une croix et était construite en bois et briques;

* l'horloge avait été achetée en 1843

* la cloche avait été baptisée le 13 juillet 1846 et pesait 872 livres

détruite par le temps et menaçant ruine, elle fut interdite le 20 décembre 1857, par ordonnance de l'évêché. Sa reconstruction fut entreprise et exécutée par MM. Splingart et Patelet, sur les dessins de M. Pinguet-Védie, architecte de la ville de Saint-Quentin. L'adjudication des travaux fut faite le 24 juin 1859; la dépense qu'on avait évaluée à la somme de 34,000 francs, fut ouverte au moyen :

1° d'une souscription volontaire recueillie par les soins du maire et du curé de la commune (cette souscription a produit dans la commune près de 13,000 francs et 300 journées de travail; - au dehors,3101 francs 50 centimes)

2° des deniers de la commune;

3° d'une subvention de l'Etat.

Cette souscription a produit dans la commune près de 13,000 francs et 300 journées de travail, au dehors, 3,101 francs 50 centimes.

La nouvelle église, construite en pierres et briques sur l'emplacement de l'ancienne, a trente mètres de longueur, quinze de largeur et dix de hauteur sous voûte; le style de son architecture est le genre gothique.

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Cet édifice se compose d'un sanctuaire, d'un chœur, d'une nef précédée d'un porche et de deux collatéraux avec des arceaux en ogive. Aux extrémités supérieures des bas-côtés, sont placées deux chapelles ouvertes du côté du chœur, et derrière ces chapelles, deux sacristies.

 Au centre de la face principale se trouve une tribune pour l'orgue et la tour du clocher qui a 19 mètres 50 centimètres de hauteur et qui est elle-même surmontée d'une flèche en charpente, couverte en ardoises, ayant aussi 19 mètres 50 centimètres d'élévation.

* octobre 1861, pose de la croix sur le clocher

Cette église, qui est admirée des visiteurs, fut livrée au culte le 26 juillet 1862, jour de la fête de Sainte Anne , et bénite solennellement le dimanche 30 avril 1865, par Monseigneur Dours évêque de Soissons. (pendant la construction de l'église, qui dura trois ans, M. Merny fournit sans intérêt, un bâtiment très convenable pour la célébration des offices divins; il refusa de le vendre tant que la paroisse en eut besoin.)

Les principaux objets qui ornent l'église sont:

1° un autel en fonte imité des cathédrales du moyen-âge, petit chef d'œuvre que chacun admire et qui est une acquisition de la fabrique

2° une chaire remarquable par le fini du travail, qui a été payée, ainsi que deux lustres, à l'aide d'une souscription des habitants

3° un joli chemin de croix dû à la munificence de Sa Majesté l'Impératrice des Français; il a été sollicité par M. Grandvallet, fils, chef de bataillon d'infanterie

4° un tableau en tapisserie représentant la descente de Jésus-Christ au tombeau

Pendant la construction de l'église, qui dura trois ans, M. Meruy fournit sans intérêt un bâtiment très-convenable pour la célébration des offices divins; il refusa de le vendre tant que la paroisse en eut besoin. M. Douce, lieutenant au 2ème régiment de ligne, qui en fit hommage à l'église de son pays natal.

La sonnerie est composée de trois cloches qui ont été fondues à Solente (Oise), et baptisées solennellement le 7 janvier 1862 par M. Guyenne, curé-doyen à Montcornet.

Ces cloches se nomment:

1° Marie; parrain, M. Amand Tavenart, maire de Fraillicourt(Ardennes), marraine, Anne Cordier, son épouse. —Poids, 600 kilogrammes.

2° Eléonore, parrain, M. Jacques-Edouard Fossier, de Résigny, marraine, Marie-Anne-Eléonore Flucher, son épouse. — Poids, 448 kilogrammes.

3° Ismérie; parrain, M. Jean-Nicolas Douce-Tandart, maire des Autels, marraine, Ismérie-Adéline Durozoy, née à Résigny, demeurant à Londres, représentée par Me Cornet, Célestin, née Désirée Bienfait.—Poids, 314 kilogrammes.

M. l'abbé Pontoy, curé de Résigny, obtint cette dernière cloche de la générosité de ladite dame Durozoy, donna la seconde et fit refondre à ses frais l'ancienne cloche qui l'avait déjà été en 1846. Elle portait primitivement l'inscription suivante: « Je suis Alexandrine, nommée par Madame Alexandrine Delabroye Delaval, dame de Résigny, veuve de feu messire Pierre Lepicart, chevalier, seigneur de Sévigny, et par François Lepicart, chevalier, seigneur de Résigny.

Nous sommes bénites par M. Henri Froment, curé de Grandrieux et Résigny. Nallard, marguillier. Mil VI C XL VII (1647).

Après la Révolution, on grava sur cette cloche ce qui suit: « Nous étions deux, ma sœur a été enlevée par les Révolutionnaires de 93. »

Le terroir se divise en terres labourables, vergers et terrains plantés, prés, jardins, bois taillis, aulnaies, etc.

Parmi les lieudits nous citerons le Courtil Genon, la Rosière, la Fontaine Aumône, la Fontaine Robin, les Jongleurs, à Colin-le-Chêne, la Fosse-aux-Reines, Monplaisir, le Fief, le Gondouzy, etc.

L'ancien château était entouré d'eau avec pont-levis; il fut vendu, vers la fin de la Révolution, par M. d'Y, de Résigny à MM. Hosson et Ferrey de Brunehamel qui le firent démolir en grande partie et n'en laissèrent subsister que deux ailes en briques.

* 1867, construction du pont de Rozoy et du pont du Moulin

* 1873, construction de l'aqueduc du ruisseau de Tran

*précision d'André Sinet


Extrait du N°1 de la "revue cantonale de Rozoy sur Serre" de 1965

La moitié environ de la population habite 5 hameaux : La Planche-à-Serre, Gratreux, Tran, Les Petites Ouïes et le Quartier de la Gare.

La rivière La Serre, qui prend sa source à peu de distance, sert de limite avec Maimbresson, commune des Ardennes.

Jadis, une planche avait été jetée sur la Serre, pour permettre aux habitants d'un hameau d'aller de l'autre côté, ce qui a donné son nom au hameau de « La Planche-à-Serre ».

Le village de Résigny, quoique bâti irrégulièrement, a un riant aspect que lui donnent les coteaux dont il est entouré ; son territoire est vallonné et sillonné de ruisseaux qui serpentent à travers les bosquets et les prairies. Il offre un site charmant et très pittoresque.

Résigny avait jadis un château-fort qui fut démoli à la Révolution. L'emplacement en est encore visible, dans une propriété appartenant à M. Douce.

Le fils du dernier seigneur d'Y de Résigny, fut militaire de carrière, devint général, et fit toutes les campagnes de Napoléon.

Au retour de l'Ile d'Elbe, l'empereur le prit comme officier d'ordonnance.

Le terroir de la commune comporte 30 hectares de terre, 130 de bois et près de 600 hectares de pâtures. Résigny est donc un village herbager, partie de la basse Thiérache, et vivant principalement de l'élevage et de la production du lait. Ce lait qui est collecté matin et soir par le dépôt Nestlé de Résigny est ensuite transporté à Boue pour la mise en boite.

L'usine Nestlé porte le nom de Résigny parce qu'elle est desservie par la poste et la gare de la commune. Mais construite dans la commune voisine, l'usine Nestlé ne fait pas bénéficier Résigny des impôts et taxes de son entreprise.

La laiterie et la société de ramassage annexe procurent du travail à une quinzaine de familles de la commune, et à une trentaine des environs.

L'église de Résigny fut construite en 1860. Son clocher s'élève à plus de 35 mètres.

L'école possède  deux classes  et fut bâtie  en  1957.

Depuis plusieurs années, la date de la fête patronale est fixée au dimanche suivant le 5 août. Pour les hameaux de Gratreux, Iran et les Petites Ouïes, c'est le dimanche suivant le 27 septembre.

La commune possède une Société de chasse, (Président A. Floquet) et compte une trentaine de chasseurs.

Les pêcheurs de la commune sont adhérents à la Société « Le Réveil » de Rozoy. Les cartes de membre sont délivrées par les cafés Varoquier et Dupont.

Le cinéma a été abandonné en raison du développement de la Télévision 30 postes récepteurs au 1er novembre.

Moyen  de  transport   :   54  autos   et  nombreux  cycles.

24   tracteurs   agricoles   répartis   dans   presque   toutes   les   fermes.

MUNICIPALITE : Maire : Roger SINET — Adjoint : Pierre SIMON — Conseillers Municipaux : Marcel BOQUET — Henri BOITTE — B. CORDIER — O. FLEURY — A. FLOQUET — R. FLUCHER — R. LE-NOIR — R. MARCHAND — Y. VARLET.

Curé  de  la paroisse   :   Abbé  Roger  JUBELIN  qui  est aussi  écrivain  et historien   de   l'Auvergne. Instituteurs   :  M.  et  Mme A.  RICARD. P.  et T.  Receveur distributeur   :  M.  L. DAVRINCHE.

Liste   des   commerçants   : S.O.P.A.D.   (Nestlé)  à Grandrieux.

BOITTE,   charcutier. OSSELAER,   exploitant   carrier. FAUSTINO parpaings.

Devis de réparation de l'horloge de l'église en 1888

Budget de la commune de Résigny en 1874